Les premiers bilans pour diagnostiquer la dysphasie

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Renaud Alexandra

Ce récit est mon propre vécut

Quand j’ai pris rendez-vous pour la première fois avec des professionnels, je ne savais pas du tout où j’allais. Le diagnostic de la dysphasie n’avait pas encore été posé. Je sais juste que j’avais besoin de trouver des réponses à mes questions et cela rapidement. Je suis arrivée à obtenir un rendez-vous en 15 jours. Bien sûr à ce moment-là, je ne savais pas que c’était du privé. Il s’agissait d’une neuropsychologue. Lors du rendez-vous celle-ci m’annonce qu’un bilan va devoir être fait.

Le premier bilan

Ce bilan est un peu comme un QI qui permet de voir comment réagit l’enfant, son comportement, sa compréhension, sa faculté d’apprentissage. Le premier contact fut très positif. La neuropsychologue a totalement compris mon problème. Elle nous donna rendez-vous une seconde fois pour passer ce fameux bilan. Pour ce deuxième entretien, Ilana se retrouva seule avec elle pendant près de 2 h. Or dans le concret, ce bilan devrait durer au minimum 3 h et demi 4 h. Mais avec Ilana, il était totalement impossible de faire cela, elle se dispersait beaucoup trop.

Ce bilan vaut 400 € en privé

La concentration était trop compliquée à gérer à ce moment-là. C’est d’ailleurs un symptôme de la dysphasie. Mais je préfère avertir mes lecteurs et parents que ce bilan vaut 400 € en privé. Cela demande les moyens et le budget adéquats pour passer par du privé que par du service public. Mais quand on veut aider un enfant dysphasique, le prix ne compte pas. Lors de ce bilan, il a été diagnostiqué que Ilana avait un retard global.

Premier bilan chez l’orthophoniste

Problème à la concentration, ma fille avait également un trouble du langage à 4 ans (hachuré voir quasi inexistant), une hyperactivité belle et bien présente et bien sûr un problème dans la compréhension et les émotions. À partir de cela je savais à quoi m’en tenir. Par la suite je suis arrivée obtenir un bilan orthophonique. Ce premier bilan chez l’orthophoniste avait été assez compliqué, au début Ilana faisait des crises de colère.

Mais à force de persévérance l’orthophoniste est arrivée à la dompter, en lui proposant des activités pour dysphasique. Pour ne rien vous cacher nous étions un peu tous perdus. Car pour cette professionnelle, c’était la première fois qu’elle rencontrait une enfant comme Ilana. Mais j’ai vraiment eu beaucoup de chance de tomber sur une femme comme elle. Elle était à l’écoute de ma fille et dans la même logique que moi.

Je pouvais échanger avec elle sur ma peur pour l’avenir de ma fille, et surtout elle avait envie d’aider la petite à évoluer dans son apprentissage et dans ses troubles du langage. Les résultats de son bilan orthophonique avaient été catastrophiques, aucun langage verbal tout était hachuré incompréhensible. Je me retrouverai du coup avec deux bilans en main, à ce moment là j’ai pris l’initiative de commencer à en parler avec l’école.

Le suivi avec l’école

Eux même étaient surpris par des mes démarches extérieures, sans aucune demande de leur part. Mais face aux résultats des deux bilans, nous devions trouver des solutions pour aménager des choses pour Ilana pendant son temps scolaire. En effet, aider un enfant dysphasique avec des troubles du langage, de l’apprentissage et lui trouver des activités appropriées n’est pas toujours simple. À partir là, les rendez-vous se sont multipliés, rendez-vous chez le médecin scolaire.

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CMPE (centre médicaux psychologue enfant)

Un suivi régulier au CMPE (centre médicaux psychologue enfant), avec une psychologue et une psychomotricienne et un docteur spécialisé au CMPE. Au début Ilana avait un rendez-vous par semaine à l’orthophoniste. Mais on s’est vite aperçu que cela n’allait pas suffire. Son trouble du langage et d’apprentissage faisaient que ma fille à 4 ans seulement, était entraînée dans une spirale de rendez-vous interminables. Au milieu d’année et après plusieurs réunions avec tous les professionnels, nous avons décidé de faire une demande MDPH, pour une AVS pour l’accompagner pendant les temps scolaires.

MDPH Maison Départementale des Personnes Handicapées

Car le souci à ce moment-là, c’est qu’il fallait avoir une sécurité pour mon enfant atteinte de dysphasie. À l’école elle se dispersait trop. Mais cela on revient toujours à la même chose. Si l’enfant ne comprend pas, il va s’ennuyer et donc va faire autre chose. Pour aider un enfant dysphasique, il faut le solliciter continuellement sans être bousculer. Ilana a besoin de rituels quotidiens, avoir toujours la même veste, la même chaise. Il faut que cela soit une routine pour que l’enfant l’accepte.

Cela est parfois compliqué, allez expliquer à un enfant dysphasique de 4 ans, avec un trouble du langage et de la compréhension qu’il ne peut plus porter cette veste parce que c’est l’été et non plus l’hiver. Et que pour lui c’est une habitude cette veste là et pas une autre. C’est dans ces moments-là qu’elle rentrait en frustration. Après cette réunion du coup très positive avec l’école et le CMPE nous faisons notre demande MDPH. J’ai très vite monté le dossier. Je suis arrivée à obtenir une AVS au bout de 3 mois. À partir de ce moment-là, Ilana avait rendez-vous deux fois par semaine pour faire un bilan orthophonique et une fois le jeudi après-midi chez la psychomotricienne au CMPE.

La conclusion

Pour moi je tire la conclusion sur cet article, qu’il faut donner toutes les capacités et possibilités à son enfant d’évoluer. Il faut être à son écoute et l’aider à évoluer dans ses difficultés malgré la dysphasie. C’est à nous en tant que parents d’observer son comportement. Aujourd’hui Ilana a une équipe compétente autour d’elle. Elle s’est habituée à ce rythme assez soutenu. Son évolution est constante, et les personnes qui la suivent sont vraiment très heureux de voir les progrès effectués.

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La deuxième année scolaire

À la fin de cette première année, la petite avait fait de grands progrès. Lors de la dernière réunion de fin d’année avec tous les services appropriés, nous avons décidé de la laisser une année supplémentaire en moyenne section. Durant l’été elle avait fait énormément de progrès. Elle avait une très bonne capacité au niveau de la motricité. Au début de la deuxième année scolaire, elle avait son AVS ( personne agréée pour aider un enfant en situation de handicap ainsi que dysphasique). Elle allait à ses rendez-vous toujours deux fois par semaine avec l’orthophoniste et le jeudi rendez-vous avec la psychomotricienne.

École Ulis

Et nous avons rajouté un rendez-vous le vendredi matin, avec un minimum de 3 enfants pour observer leur comportement et leur motricité. Cela fait maintenant 6 mois qu’elle a repris l’école et qu’elle a fait énormément de progrès. Même s’il s’avère que la lecture et l’écriture vont être des points à aborder, cette 2e année en session de maternelle et très concluante. Suite à une réunion qui a eu lieu très récemment, Ilana fera peut-être l’année prochaine une dernière année de maternelle.

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2 commentaires

Dysphasie chez l’enfant : définition, cause et remédiation · 04/08/2019 à 8 h 34 min

[…] compris, la dysphasie est un problème neurologique qui peut être présent dès la naissance. La dysphasie chez l’enfant pourrait alors avoir des causes génétiques, bien qu’aucun gène précis n’y ait été encore […]

La dysphasie chez les enfants · 08/08/2019 à 20 h 25 min

[…] dysphasie chez l’enfant concerne plutôt la communication. Ainsi, pour mieux comprendre l’enfant, il sera judicieux de […]

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