Violences conjugales comment partir ?

Partager sur facebook
Partager sur pinterest

Renaud Alexandra

Nous voici dans le dernier chapitre de la rubrique violence conjugale de allô maman solo. Le moment tant attendu au bout de 12 ans: la séparation. Je ne peux pas vraiment vous dire l’état psychologique dans lequel j’étais à ce moment-là. Je sais simplement que je n’arrivais plus à réfléchir et que je faisais des choses avec automatisme. Il m’a fallu une thérapie de violence conjugale auprès d’un psychologue pour arriver à vous parler et à savoir comment surmonter une séparation de couple. Comment je suis arrivée à prendre ma décision et à partir ?

J’en pouvais tout simplement plus. L’amour que j’avais pour lui s’estompait au fur à mesure des années. Mais surtout, je voyais la peur dans les yeux de mes enfants. Et avant toute chose, je voulais les protéger de ces violences conjugales et leur éviter toutes sortes de maltraitances familiales. Cela a été très dur, car il ne voulait pas quitter le domicile. Nous étions dans une grande maison à nous croiser et à nous tirer la gueule. Pas un regard, pas une conversation. La seule chose qui se disait, c’était pour crier ou s’insulter. Une ambiance lourde et douloureuse à vivre en même temps. 

Quitter un homme possessif n’est pas une mince affaire, surtout quand celui-ci n’a plus de limites. Il m’a menacé de partir avec les enfants, en Turquie. Il me mettait rouge de colère. Les violences conjugales psychologiques m’atteignaient moi et ma famille. Il était en effet prêt à priver nos enfants de leur maman! Il pouvait passer des heures et des heures à monter tous les étages de la maison en criant et à tout casser. J’ai le souvenir dans les derniers jours avoir eu une violente dispute avec lui. J’avais à ce moment-là mon fils dans mes bras, qui était témoin de cette scène. Il était tétanisé, se tenait fortement à moi. Un silence glacial dans cette grande maison vide de bonheur.

J’avais l’impression d’être la mauvaise femme

Quand il décida enfin de quitter le domicile, je me suis écroulée en larmes. Je ne savais plus si ce que je faisais était la bonne solution ou pas. C’est encore une fois la preuve de l’emprise psychologique.  Je ne savais pas non plus comment revivre après une telle séparation de couple, comment la surmonter. J’avais l’impression d’être la mauvaise femme qui le mettait dehors et qui le privait de ses enfants. Il décida de quitter le pays de son plein gré en me disant qu’il ne reviendra jamais. Mais il fallait totalement être bête pour penser ça. 

On préfère ignorer le problème que de le régler

À la suite de son départ, j’ai quitté la maison et ai effectué le déménagement 1 mois après. J’avais mis de l’argent de côté ce qui m’a permis de bien rebondir. Mais il faut dire que je me préparais depuis un bon moment. 6 mois après Matt est revenu en France, en restant à distance à 2 h de route. Et un jour, j’apprends, qu’il avait de nouveau emménagé à trois-quarts d’heure de chez moi. À ce moment-là, j’ai vu qu’une possibilité s’offrir à moi: partir et quitter ma région d’origine. 

Vous l’aurez compris dans ce genre de situation, nous ne trouvons pas vraiment d’aide. Nous sommes livrées à nous-même en tant que femme. Partir de l’emprise de son bourreau n’est pas facile. Il faut avoir confiance en soi et pouvoir parler de son mal-être pour se faire comprendre. D’ailleurs suivre une thérapie violence conjugale est ce qui m’a permis de m’en sortir. Aujourd’hui les structures de police, avocats, etc. ne vous tendent pas la main. Au contraire, nous avons l’impression d’être plus un poids qu’autre chose. Ils sont pourtant dans l’obligation de prendre en compte votre mal-être. Il faut savoir que la plupart des femmes battues qui veulent porter plainte ne sont pas écoutées. On préfère ignorer le problème que de le régler. 

Suivez nous sur les réseaux

Thérapie violence conjugale et comment surmonter et revivre après une séparation de couple

Est-ce la bonne solution ? Je ne pense pas. Mais je sais déjà que si vous êtes victime de violences conjugales, il faut en parler. Vous devez apprendre à vivre avec votre vécu. Il faut vous confier à quelqu’un. Vous pouvez suivre une thérapie auprès d’un psychologue spécialisé dans le domaine de la violence conjugale. Il pourra vous aider à trouver une méthode sur comment surmonter une séparation de couple. Il ne faut pas fuir votre vécu ou rester dans une situation qui pourrait devenir un danger pour vous. Vous avez le droit aussi de trouver l’amour auprès d’une personne qui vous respecte pour qui vous êtes. Servez-vous de votre vécu, pour en tirer les meilleures leçons. Renforez votre caractère pour devenir plus forte. Se remettre en couple après une rupture difficile n’est pas simple. Mais tout en vous protégeant, dites vous que le nouvel être aimé n’est pas l’ancien. Ne rejetez pas sur lui votre passé sous prétexte que vous avez été victime de violences conjugales et de maltraitances familiales.

Confiez-lui votre passé si vous le souhaitez. Faites lui partager vos craintes, vos peines afin qu’il puisse vous comprendre. Comment surmonter une séparation difficile, revivre après celle-ci et se remettre en couple pour enfin vivre une belle histoire? En vous laissant du temps. Du temps pour vous connaître, pour vous apprivoiser avec vos vécus respectifs, pour apprendre à refaire confiance en vous respectant, en se donnant l’amour dont vous avez tous les deux besoin.

Tout au long de cette rubrique. Vous avez pu constater la vente de livres, de plusieurs histoires de vies ou de situations vécues. Tirez-en le meilleur profit et dites-vous que vous n’êtes pas toute seule. Une boutique est également disponible avec des livres thème de chaque rubrique.

Voici 2 livres qui peuvent vous aidez

Augmenter sa

confiance en soi

1 commentaire

Alexandra73 · 22/05/2019 à 3 h 33 min

Super article

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

fr French
X
Nullam id nec Curabitur ut sed dictum libero. luctus ut